Le marché des résidences secondaires n’en finit pas de s’effondrer

Depuis la crise de 2008, le marché immobilier a connu une baisse considérable des ventes ainsi que des prix.

La situation apparaît compliquée pour les vendeurs qui ne cachent plus leur mécontentement puisqu’ils voient pour certains le prix de leurs biens immobiliers chuter de près de la moitié. En effet, c’est la morosité sur le marché de la résidence secondaire en ce début d’année 2013.

Le marché immobilier était déjà stabilisé par la crise de 2008 qui a directement bloqué les envies de résidence secondaire s’ajoutant également les mesures fiscales dissuasives. Le gouvernement Fillon en 2012 avait mis fin à l’exonération de la plus-value à la revente sur les résidences secondaires au bout de 15 ans. 30 ans de détention du bien étaient nécessaires pour en bénéficier.

Ces mesures fiscales n’ont pas vraiment fait changer les choses. La réforme sur la plus-value n’a fait qu’empirer la situation puisque les amateurs de villas sont devenus davantage réticents. En effet en reportant l’exonération de la plus-value sur les résidences secondaires de 15 à 30 ans, le précédent gouvernement a augmenté les mises en vente.

Une spécialité française

La France tient un nombre record de résidences secondaires avec 3 millions de maisons de vacances qui ne sont occupées que 42 nuits par an en moyenne avec une particularité le coût de l’entretien qui est très élevé.

Pour fluidifier le marché, le nouveau gouvernement sous l’autorité du ministre du Budget Bernard Cazeneuve, a mis en place une réforme sur le régime fiscal des plus values de cessions immobilières. Le délai de détention pour une exonération totale est dorénavant de 22 ans avec un régime d’abattement en fonction de la durée de détention s’il est inférieur à celle-ci.

Bercy espère ainsi fluidifier le marché qui manquait de liquidité avec la précédente reforme.

Cependant le revers de la médaille est que le régime fiscal devient encore plus complexe qu’il ne l’était déjà. Avec par exemple un double abattement sur les revenus et les prélèvements sociaux mais un qui sera exonéré au bout de 22 ans et l’autre au bout de 30 ans, sans oublier l’abattement exceptionnel de 25% pour les cessions prévues entre le 1er septembre 2013 et le 31 août 2014.

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