France : les prix ne devrait-ils pas baisser ?

C’est la crise ! L’économie est mal en point, le chômage atteint des sommets. Le bon point pour les acheteurs est que l’on peut espérer baisse du prix de l’immobilier. Seulement voilà, cette  baisse n’arrive pas ou à  peine.

Il est reconnu que l’immobilier en France est surévalué. Selon l’agence de notation Standard and Poor’s, les prix actuels sont supérieurs de 15% à la moyenne à long terme. Une baisse des prix faciliterait l’accès à l’immobilier à une partie de la population moins aisée notamment les jeunes, les fameux « primo-accédants », qui de fait aujourd’hui disparaissent de la demande.

Si l’on ajoute à cela, une baisse du revenu des ménages en raison de la hausse de l’imposition et du niveau de chômage, la demande sur le marché de l’immobilier n’a cessé de baisser.

Or c’est le premier principe de l’offre et de la demande, si la demande baisse les prix baissent. Mais lorsqu’on observe le marché immobilier français, les prix ont augmenté de 150% en 15 ans. Depuis 2011,  une baisse des prix est espérée par les potentiels acquéreurs. Malheureusement pour eux, les prix sont restés stable avec une légère baisse de 1 à 2% en 2013.

Quelles sont les différentes raisons ?

Tout d’abord, les banques ont maintenu les taux d’intérêt des crédits immobiliers historiquement bas, ce qui rend l’immobilier plus accessible que d’autres types d’investissements. Sans compter que dans l’esprit des français la pierre reste une valeur refuge.

Les crédits à long terme sont également un moyen simple pour les banques de fidéliser la clientèle. Avec la crise, les banques ont durci les conditions d’accès au crédit mais pas forcément le nombre de crédits accordés.

Ensuite la seconde raison de la non baisse du prix de l’immobilier est le manque structurel d’immobilier en France. Toujours selon S&P, il faudrait 1 million de logements pour combler le manque. Ce déficit maintient la pression sur les prix. Les français ont de plus en plus besoin de logement (divorces, naissances, immigrations…) main l’on ne construit pas assez.

Pourquoi l’état ne délivre-t-il pas plus d’autorisations de construction ? Pourquoi les constructeurs ne baissent-ils pas leur prix plutôt que de retarder les mises en chantier ? Qu’adviendra-t-il avec la hausse des taux à venir (prévision 2014) pour les promoteurs qui annoncent des coûts de revient des logements construits déjà au plus bas ?

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